La Butte du Lion compte 226 marches, pour une hauteur d’environ 41 mètres. Elle se dresse à Braine-l’Alleud, et non à Waterloo comme beaucoup le croient, sur le site où se joua l’une des dernières phases de la bataille du 18 juin 1815. Le sommet offre une vue dégagée sur les plaines du Brabant wallon, avec la ferme d’Hougoumont et celle de la Haie Sainte à portée de regard.
Comptez entre cinq et dix minutes pour la montée, selon votre souffle.
- La Butte du Lion compte 226 marches pour environ 41 mètres de hauteur.
- La montée prend entre cinq et dix minutes, selon la condition physique.
- Il n’y a pas d’ascenseur, et l’escalier ouvert est exposé au vent et à la pluie.
Un tas de terre devenu monument
La butte a été érigée entre 1823 et 1826 à l’initiative de Guillaume Ier, roi des Pays-Bas, pour marquer l’endroit où son fils, le prince d’Orange, avait été blessé à l’épaule pendant les combats. La terre a été prélevée sur le champ de bataille même. La tradition veut que Wellington, revenu sur les lieux, ait regretté qu’on ait « changé son champ de bataille », une phrase souvent citée mais jamais formellement établie.
Le lion qui couronne le monument est en fonte, coulé dans les ateliers Cockerill à Seraing. Il pèse environ 28 tonnes et sa patte avant repose sur un globe. Il est tourné vers la France, ce qui a toujours donné lieu à quelques plaisanteries sur la subtilité de la diplomatie néerlandaise de l’époque.
Victor Hugo y a laissé un souvenir littéraire dans Les Misérables, où il décrit la butte avec une certaine irritation. Il trouvait que le monument avait écrasé la physionomie du plateau, en remodelant le terrain qu’il venait honorer. Des générations d’historiens militaires lui ont donné raison sur le plan topographique.
La montée : durée, rythme, effort réel
Les 226 marches sont régulières, en pierre, et l’escalier est ouvert, donc exposé à la pluie et au vent. Une rampe centrale permet de se tenir et de croiser les visiteurs qui redescendent. Un adulte en forme normale grimpe en cinq à sept minutes, tandis qu’un groupe avec enfants ou un visiteur plus âgé en prendra facilement dix, pauses comprises.
Il n’y a pas d’ascenseur.
L’effort ressemble à celui d’un immeuble de douze à quinze étages, avec cette particularité que la pente est continue et qu’aucun palier ne permet de souffler vraiment. Les cuisses chauffent vers la centième marche, et c’est souvent là que les familles s’arrêtent pour une première photo. La descente est plus rapide, mais elle sollicite les genoux, surtout si les marches sont humides.
Une fois en haut, une plateforme entoure le socle du lion, avec des panneaux d’orientation qui désignent les points clés du champ de bataille. Par temps clair, on distingue au loin la silhouette de la Haie Sainte et la ligne des crêtes où se tenait l’armée alliée.
Avant de grimper : conseils pratiques
Le premier réflexe consiste à vérifier les horaires et les tarifs sur le site officiel du Mémorial 1815, car ils varient selon la saison. Le billet se prend généralement sur place, au centre d’accueil situé au pied de la butte, et il donne souvent accès à un ensemble de sites regroupés autour du champ de bataille. Le parking est payant et peut se remplir en haute saison, notamment autour de la reconstitution historique organisée par intermittence les années anniversaires.
Côté équipement, des chaussures fermées avec une bonne adhérence suffisent amplement, pas besoin de tenue de randonnée. Prévoyez une veste coupe-vent même en été, car le sommet est nettement plus venteux que le parking. Si vous venez avec un jeune enfant, laissez la poussette dans la voiture, les marches ne se négocient pas avec des roues, et le porte-bébé reste la meilleure solution. Les personnes à mobilité réduite ne peuvent pas accéder au sommet, mais le centre d’accueil et le musée sont, eux, adaptés.
Pour éviter la foule, privilégiez la première heure d’ouverture ou la fin d’après-midi. Les week-ends de beau temps, la file d’attente à l’escalier peut s’allonger de dix à quinze minutes, notamment quand plusieurs cars scolaires arrivent en même temps. En semaine hors vacances, la montée se fait presque seul.
Le Panorama de la bataille de Waterloo, juste à côté, mérite d’être combiné avec la montée. Cette immense toile circulaire de 110 mètres de circonférence et 12 mètres de haut a été peinte en 1912 par le Français Louis Dumoulin. Elle est précisément conçue pour être comprise après avoir vu le terrain depuis le haut de la butte.
Pour y venir sans voiture, des lignes de bus TEC desservent le site depuis Braine-l’Alleud et Waterloo, mais les fréquences sont limitées hors saison, donc consultez les horaires la veille.
Enfin, le Mémorial 1815, inauguré à l’occasion du bicentenaire en 2015, est en grande partie souterrain pour ne pas dénaturer le paysage.