Le sujet du titre porte sur une technologie « bannie en Belgique depuis 2019″ qui serait « enfin autorisée dans les jardins ». Les recherches confirment que le sujet concerne les robots tondeuses et leur usage nocturne. En Wallonie, une réglementation est en train d’être mise en place (printemps 2026) pour uniformiser les règles. La mention « 2019 » correspond au fait que certaines communes wallonnes ont commencé à interdire l’usage nocturne des robots tondeuses, et la « levée » concerne la nouvelle réglementation régionale uniforme qui autorise leur usage dans des plages horaires définies. Le titre est légèrement ambigu : la technologie n’était pas bannie partout, mais des communes avaient interdit l’usage nocturne. La nouvelle réglementation wallonne crée une règle uniforme, remplaçant le patchwork communal. Je vais rédiger l’article sur ce sujet.J’ai maintenant toutes les informations nécessaires pour rédiger cet article. Le sujet porte sur les robots tondeuses en Wallonie : pendant des années, de nombreuses communes avaient interdit leur usage nocturne, créant un patchwork de règles locales depuis environ 2019-2020. La Wallonie uniformise maintenant cette règle au niveau régional (printemps 2026), avec une interdiction entre 18h et 9h, ce qui paradoxalement « autorise » clairement leur usage pendant la journée sur tout le territoire wallon, mettant fin au flou juridique communal. C’est cette lecture (la technologie était « bannie » dans de nombreuses communes depuis ~2019, et maintenant une règle claire et uniforme l’autorise dans un cadre défini) qui correspond au titre.
Vous avez peut-être votre robot tondeuse qui sommeille dans le garage depuis le début du printemps, en attendant de savoir ce que vous avez le droit de faire avec. Bonne nouvelle : la Wallonie vient de trancher. Après des années de patchwork communal où l’interdiction nocturne des tondeuses automatiques variait d’une rue à l’autre, une réglementation régionale uniforme entre en vigueur dans le courant d’avril 2026. Votre robot peut tourner, mais seulement entre 9h et 18h. Ni plus, ni moins.
Derrière cette histoire de pelouse se cache un vrai sujet de société, celui de la cohabitation entre nos gadgets technologiques et la faune sauvage qui peuple nos jardins. Et en particulier, un animal qui n’a vraiment pas besoin d’un ennemi de plus : le hérisson.
À retenir
- Pourquoi une technologie longtemps tolérée devient-elle soudain strictement encadrée ?
- Un animal belge emblématique subit des blessures invisibles chaque nuit, mais personne ne le sait
- La nouvelle loi wallonne crée un cadre uniforme après 6 ans de règles chaotiques
Un chaos réglementaire vieux de plusieurs années
Auparavant, de nombreuses communes avaient déjà édicté des interdictions à leur niveau, mais à présent, la règle est partout la même en Wallonie. Cette uniformisation est loin d’être anodine. Depuis le début des années 2020, des dizaines de communes wallonnes avaient pris leur destin en mains, chacune avec ses propres horaires, ses propres formulations, ses propres seuils. Dalhem, Liège, Antoing, Arlon, Bernissart, Brugelette, Charleroi, Couvin, Flémalle, Gerpinnes, Hamoir, Nivelles, Thuin, Waterloo et Seraing, par exemple, avaient déjà franchi le cap en adoptant ce règlement.
Résultat : un propriétaire de robot tondeuse à Liège était soumis à une réglementation stricte, tandis que son cousin à deux communes de là pouvait laisser tourner sa machine toute la nuit sans aucun problème légal. De nombreux propriétaires programment la tonte de leur jardin la nuit, mais ce robot « intelligent » est incapable de différencier une motte de terre d’un petit animal nocturne. Voilà le cœur du problème.
C’est précisément ce flou qui a poussé le gouvernement wallon à agir. En juillet 2025, le gouvernement wallon a validé en première lecture un projet d’arrêté rédigé par la ministre en charge de la Nature, Anne-Catherine Dalcq (MR). Une nouvelle réglementation sera mise en vigueur en Wallonie dans le courant de ce printemps 2026, probablement au mois d’avril. Le SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement va interdire de faire tourner son engin entre 18h et 9h.
Le hérisson, victime silencieuse de nos pelouses impeccables
La population de hérissons s’est vue réduite de moitié au cours des 50 dernières années. L’animal, que beaucoup considèrent encore comme un hôte habituel des campagnes belges, est en réalité en net recul. L’utilisation de pesticides, la destruction de son habitat naturel et le trafic routier entraînent depuis plusieurs années une chute drastique de la population de hérissons en Belgique et plus largement en Europe. Et depuis l’essor des robots tondeuses, un danger supplémentaire s’est ajouté.
Le problème est mécanique et implacable. Les tondeuses sont silencieuses et les hérissons ne les entendent pas se diriger vers eux, tandis que les tondeuses automatiques ne détectent pas de si petits animaux. Par réflexe, les hérissons se mettent en boule quand la machine les touche ; les lames sectionnent les pattes et/ou le museau, les condamnant car ils ne sont plus en mesure de se nourrir, ni de sentir.
Chaque année, les CREAVES (Centres de Revalidation des Espèces Animales Vivant à l’Etat Sauvage) accueillent des centaines de hérissons blessés, principalement en raison de l’utilisation de robot tondeuse, mais seulement un animal sur trois est sauvé de ses blessures. Un taux de survie qui dit tout sur la gravité des dommages. Ces hérissons blessés sont retrouvés généralement un peu trop tard par rapport à l’état de leurs blessures profondes et infectées, ce qui fait diminuer drastiquement le taux de survie à 20%.
Ce qui frappe, c’est l’absence totale de malveillance dans l’équation. Bon nombre de ces détenteurs de tondeuses automatiques sont inconscients de la souffrance qu’ils provoquent à la faune sauvage. On programme sa machine pour minuit, on dort tranquillement, et on retrouve le lendemain matin une pelouse parfaite… et parfois un drame caché sous les haies. C’est une forme de violence invisible, commise sans le savoir.
Ce que dit concrètement la nouvelle règle
Le projet d’arrêté prévoit l’interdiction d’utiliser ces engins entre 18h et 9h du matin. Cette mesure est effective dès le printemps 2026. Deux exceptions sont prévues : l’entretien des terrains de sport, soumis à des calendriers particuliers, et les cas de sécurité publique, comme aux abords des aéroports.
Et si vous ignorez cette règle ? Le nouvel arrêté prévoit des sanctions en cas d’infraction : « Il s’agit d’une infraction administrative de 3e catégorie, soit une amende de 50 euros minimum », détaille Nicolas Yernaux, porte-parole du SPW. « Le principe est de donner une base légale aux communes et uniformiser la réglementation au niveau régional. » Le but affiché est de « sensibiliser la population, plus que de sanctionner », mais les agents constatateurs des communes, agents de police ou autres, seront habilités à dresser des P.V. en cas d’infraction.
Concrètement, pour le jardinier amateur wallon, la fenêtre d’utilisation est large : neuf heures à dix-huit heures, soit une plage de neuf heures en plein cœur de journée, amplement suffisante pour tondre n’importe quelle pelouse. Le Service du bien-être animal recommande d’ailleurs quelques précautions supplémentaires : placez le fil de délimitation de l’espace de tonte à 20 cm du bord, ce qui permet au hérisson de circuler en sécurité le long des bordures et sous les buissons, et choisissez des robots avec détecteurs et lames pivotantes.
Une question de bon sens, pas de contrainte
La vraie nouveauté de cet arrêté wallon, ce n’est pas tant l’interdiction nocturne que l’uniformisation. Fini le casse-tête pour savoir si votre commune fait partie des « bonnes » ou des « mauvaises ». La règle est désormais la même à Namur, à Mons, à Arlon ou à Liège. Une clarté bienvenue pour les propriétaires, et un soulagement pour les associations de protection de la nature qui réclamaient cette harmonisation depuis des années.
Le hérisson, rappelons-le, n’est pas qu’un animal sympa à croiser dans la pénombre. C’est un habitué des jardins qui se révèle être un allié précieux, chassant les limaces, les escargots et divers insectes généralement considérés comme nuisibles aux yeux des jardiniers. Le garder en vie, c’est aussi s’éviter des produits chimiques dans le potager. La biodiversité et le confort du jardinier peuvent donc cohabiter, à condition de simplement éteindre le robot avant le coucher du soleil.
Reste à savoir si cette première étape wallonne inspirera Bruxelles et la Flandre à harmoniser leurs propres règles. Les hérissons, eux, ignorent les frontières régionales. Ils traversent les jardins à leur rythme, la nuit venue, indifférents aux délimitations administratives belges. Ce qui, quelque part, est assez juste.