Citadelle de Dinant : combien de marches, durée de la montée et alternative en téléphérique

Il y a 408 marches entre les quais de la Meuse et la porte de la Citadelle de Dinant. Comptez entre dix et vingt minutes pour les avaler, selon votre souffle et le nombre de photos prises en chemin. Le téléphérique, lui, fait le trajet en quelques minutes, assis et sans transpirer.

La falaise domine la Meuse d’une centaine de mètres.

À retenir
  • Il y a 408 marches entre les quais et la porte de la Citadelle.
  • La montée à pied prend entre dix et vingt minutes.
  • Le téléphérique relie les quais à la Citadelle en quelques minutes, dans des cabines fermées.

La montée à pied : 408 marches, un quart d’heure et quelques pauses

L’escalier démarre juste derrière la collégiale Notre-Dame, à deux pas des quais. Il grimpe le long de la roche en traversant la végétation, avec des paliers pour reprendre son souffle. Les marches sont régulières, mais par temps de pluie la pierre devient glissante, et les semelles lisses y font des misères.

Sur un rythme tranquille, avec deux ou trois arrêts, la plupart des visiteurs mettent un quart d’heure. Les enfants montent souvent plus vite qu’on ne le croit, avant de réclamer des bras vers la marche 300. Les poussettes, déambulateurs et fauteuils roulants ne peuvent pas emprunter l’escalier. Quant aux genoux fragiles, ils souffrent davantage à la descente qu’à la montée, ce que tout kinésithérapeute confirmera.

Le téléphérique, pour arriver frais

Le téléphérique relie les quais à la Citadelle en quelques minutes, dans des cabines fermées. La traversée passe au-dessus des toits de la ville et de la collégiale, dont le clocher bulbeux est la silhouette emblématique de Dinant.

Il épargne l’effort, mais il offre aussi un angle que l’escalier ne donne pas : une vue d’ensemble sur la vallée, sans avoir les yeux rivés sur ses chaussures. Pour les personnes qui ne peuvent pas monter à pied, c’est la seule voie d’accès pratique, et mieux vaut confirmer les modalités sur place. Aux heures de pointe, en été et pendant les congés scolaires, une file d’attente peut se former devant la station.

Avec de jeunes enfants, la cabine reste un argument de poids, car elle devient presque une attraction en soi. Les plus petits qui rechignent devant 408 marches changent vite d’avis devant un trajet suspendu au-dessus de la Meuse.

Le duo gagnant pour beaucoup : cabine à la montée, escalier à la descente.

Ce qui attend en haut

La forteresse actuelle date de 1818-1821, bâtie sous le régime du Royaume-Uni des Pays-Bas. Elle remplace une citadelle plus ancienne, détruite au début du XVIIIe siècle. Remparts, casemates et cour intérieure abritent aujourd’hui un parcours de visite consacré à l’histoire militaire de la ville. La mémoire de 1914 y tient une place à part, puisque Dinant a vu plus de 600 civils tués par l’armée allemande le 23 août de cette année-là.

Depuis la terrasse, le regard court sur la Meuse, la collégiale et les falaises voisines. C’est le point de vue le plus photographié de la ville, et il justifie à lui seul la grimpette.

En bas, Dinant joue la carte Sax. Adolphe Sax, l’inventeur du saxophone, y est né en 1814, et le pont Charles-de-Gaulle est bordé de saxophones géants aux couleurs de différents pays. Le futur général de Gaulle fut blessé à Dinant le 15 août 1914, lors des combats pour franchir la Meuse.

Prévoyez une heure et demie à deux heures pour la visite de la Citadelle elle-même, davantage si vous aimez lire chaque panneau. Les casemates sont fraîches, même en plein été, ce qui est appréciable quand le thermomètre grimpe dans la vallée. Un petit pull n’est pas absurde, même au mois d’août. La descente par les marches se fait ensuite en dix minutes environ.

Organiser sa visite sans mauvaise surprise

Les horaires et les tarifs varient selon la saison, et le téléphérique peut s’arrêter en cas de vent fort ou de maintenance. Le site officiel de la Citadelle reste la référence à consulter avant de partir, car une formule combinée incluant cabine et visite est généralement proposée.

Pour la montée à pied, prévoyez des chaussures fermées avec une bonne adhérence et une petite bouteille d’eau. En voiture, les places en bord de Meuse se remplissent vite le week-end, et les beaux dimanches de printemps ou d’été, mieux vaut arriver tôt. Pour l’après-visite, la couque de Dinant, ce biscuit au miel si dur qu’on le soupçonne d’avoir inspiré les dentistes, se déguste volontiers sur les quais. Le pâtissier du coin vous l’emballera dans un sachet qui résiste à tous les trajets.

Côté rail, Dinant est desservie depuis Namur par la ligne de la vallée de la Meuse.