Que mettre dans les sacs bleus : la liste complète des emballages acceptés

Bouteilles, flacons, canettes, boîtes de conserve, cartons à boissons, mais aussi pots de yaourt, barquettes et sachets en plastique : le sac bleu belge accepte désormais bien plus que ses trois lettres historiques. PMC signifiait Plastique (bouteilles et flacons), Métal et Cartons à boissons. Fost Plus, l’organisme qui coordonne la collecte des emballages ménagers, a élargi la liste aux autres emballages en plastique, et les règles ont été harmonisées dans les trois Régions.

À retenir
  • Tout emballage en plastique, métal ou carton à boisson, vidé, va dans le sac bleu.
  • Les bouchons restent vissés sur leur bouteille.
  • Les objets en plastique qui ne sont pas des emballages vont au parc à conteneurs.

Ce qui entre dans le sac bleu

La règle de base tient en une phrase : tout emballage en plastique, en métal ou en carton à boisson, vidé de son contenu, a sa place dans le sac bleu. Côté plastique, cela couvre les bouteilles d’eau et de soda, les flacons de shampoing, de gel douche ou de produit vaisselle, mais aussi les pots de yaourt et de beurre, les barquettes de viande ou de plats préparés, les raviers de fruits. Les films et sachets (emballage de pâtes, de chips, de surgelés, sac de congélation) suivent le même chemin.

Pour le métal, on pense aux canettes et aux boîtes de conserve, mais le sac bleu prend aussi les aérosols vides (déodorant, mousse à raser), les couvercles métalliques de bocaux, les barquettes en aluminium et le papier alu froissé en boule. Les capsules de café en aluminium sont acceptées également. Les cartons à boissons, ceux du lait, des jus et des soupes, complètent la liste.

Les bouchons restent sur les bouteilles, revissés.

Ce détail compte pour le recyclage : un bouchon isolé, trop petit, passe à travers les mailles des machines de tri et finit en refus. Revissé sur sa bouteille, il suit le flux et peut être valorisé avec elle.

Ce qui n’y a pas sa place

L’erreur la plus répandue consiste à jeter dans le sac bleu tout ce qui est en plastique. Or la consigne concerne les emballages, pas les objets. Un seau, un jouet, une bassine, un cintre, un pot de fleurs, une brosse à dents ou une boîte de rangement en plastique ne sont pas des emballages et appartiennent au parc à conteneurs ou aux déchets résiduels, selon la commune.

Les emballages qui ont contenu des produits dangereux sont exclus : bidons d’huile de moteur, peinture, solvants, produits phytosanitaires, acides de déboucheur. Ils se déposent au parc à conteneurs, parfois dans un point de collecte spécifique pour les déchets chimiques. Un aérosol de peinture, même vide, pose le même problème qu’un pot de white-spirit.

Le verre a son propre circuit, avec les bulles à verre, et le papier-carton aussi. Les briques de lait, elles, vont bien dans le bleu, ce qui déroute régulièrement les familles qui les rangent avec les cartons ordinaires. Cette confusion explique en partie les refus de tri observés dans les centres.

Les emballages souillés, enfin, posent un autre problème. Une barquette pleine de sauce ou un pot de yaourt à moitié plein pollue le reste du sac, et les restes de nourriture attirent les nuisibles dans la rue le jour de la collecte. Il suffit de bien vider, de racler, au besoin de rincer rapidement à l’eau de vaisselle déjà utilisée.

Gestes de tri qui font gagner du temps

Inutile de laver à grande eau ni de retirer les étiquettes. Les centres de tri utilisent des capteurs optiques et des séparateurs magnétiques qui s’en accommodent très bien, et gaspiller de l’eau chaude pour un pot de confiture annulerait une partie du bénéfice écologique. Un emballage « propre à l’œil » suffit.

Mieux vaut ne pas imbriquer les emballages les uns dans les autres, car les machines ne reconnaissent plus les matières quand trois barquettes sont empilées en une. Aplatir les bouteilles est utile pour gagner de la place dans le sac, à condition de laisser le bouchon vissé. Les cartons à boissons peuvent être écrasés aussi.

Le sac bleu doit être fermé et présenté tel quel. Ne glissez pas votre PMC dans un sac noir ou transparent non conforme : les agents de collecte ne peuvent pas contrôler le contenu et laissent le sac sur le trottoir. Pas non plus de sacs bleus remplis de déchets résiduels, un geste qui coûte cher aux intercommunales et qui finit parfois par une étiquette de refus collée dessus.

Les sacs bleus officiels s’achètent en rouleaux, dans les commerces, les administrations communales ou les parcs à conteneurs selon l’endroit, à un prix fixé localement. À Bruxelles, la collecte relève de Bruxelles-Propreté ; en Wallonie, elle est confiée à des intercommunales comme BEP Environnement, Hygea, Intradel, IPALLE ou Tibi. Comme le calendrier varie d’une commune à l’autre, c’est celui de votre intercommunale ou de votre commune qui fait foi. Certaines communes wallonnes ont aussi recours à des conteneurs à puce pour les déchets résiduels, sans que le sac bleu en soit modifié.

Pourquoi les règles ont changé

La Flandre a ouvert la voie en 2021 avec un sac bleu élargi, et la Belgique francophone a ensuite aligné ses consignes. L’argument de Fost Plus est que les consommateurs s’y retrouvent mieux avec une règle unique : « tout emballage plastique, métal ou carton à boisson va dans le sac bleu ». Cela permet de supprimer des consignes à rallonge du type « bouteille oui, pot non ».

L’élargissement a été rendu possible par l’investissement dans des centres de tri plus performants, capables de séparer plusieurs types de plastiques (PET, PE, PP) après la collecte. Les emballages en plastique ainsi triés sont ensuite recyclés en granulés ou en nouveaux produits, selon la qualité de la matière. Tout n’est pas recyclable au même degré : les films multicouches restent un casse-tête technique, d’où l’intérêt de limiter ces emballages à la source.

Reste un point que Fost Plus rappelle régulièrement : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Les bouteilles réutilisables, les achats en vrac et les gourdes réduisent la quantité de PMC avant même que le sac bleu n’entre en jeu.

Dernier détail pratique, utile en cas de doute : le site de Fost Plus propose un moteur de recherche « Où jeter quoi ? » qui indique le bon flux pour la plupart des emballages.